Aux frontières
de la vie et de l'art
La pratique artistique de Patricia K.Triki se déploie entre photographie, arts visuels, installation et performance. Son processus créatif se nourrit de rencontres humaines et de collaborations esthétiques où les frontières entre vie et art sont perméables. La relation et les échanges qu'elle nourrit avec des « sujets-acteurs / déclencheurs » de son travail photographique représentent une composante importante de sa démarche. Son art prolonge son existence, comme cette dernière nourrit son art. Ses photographies racontent des histoires : celles de destins en transition, d'identités plurielles en question, d'espaces en mutation, de territoires réels ou imaginaires en (dé)construction.
Son approche est toujours expérimentale ce qui implique que son objectif n'est pas toujours défini au préalable. Elle développe et fait évoluer son cheminement de manière instinctive et intuitive en intégrant l'imprévu dans ses créations.
Pour explorer une idée, Patricia K.Triki consacre un temps important à la collecte de la matière qui sert à développer ensuite sa vision artistique. Elle s'approprie et transforme cette matière brute constituée essentiellement de photographies, de récits, d'objets, d'entretiens, de recherches… et travaille longuement la forme in fine que prendra son œuvre in situ.
Dans les premières années, ses photographies constituent une des étapes d'une démarche qui consiste à créer des protocoles / rituels où la rencontre, le corps, souvent féminin, et le mouvement ont une place centrale. Dans ces séries, le réel et l'imaginaire s'entremêlent, ce dernier nourrissant le premier.
Après 2011, et dans le contexte du bouleversement profond qu'a constitué la Révolution tunisienne, son travail plastique de la photographie est moins présent au profit d'une réflexion plus globale sur la création d'archives, de mémoire collective à travers un regard personnel. Elle questionne les petites histoires qui font l'Histoire, témoigne d'une époque et fixe l'instant historique. Il s'agit alors d'explorer pour garder trace de symboles d'un temps : tags éphémères sur des murs, installations fugaces de barrages citoyens…
Pour explorer une idée, Patricia K.Triki consacre un temps important à la collecte de la matière qui sert à développer ensuite sa vision artistique. Elle s'approprie et transforme cette matière brute constituée essentiellement de photographies, de récits, d'objets, d'entretiens, de recherches… et travaille longuement la forme in fine que prendra son œuvre in situ.
Dans les premières années, ses photographies constituent une des étapes d'une démarche qui consiste à créer des protocoles / rituels où la rencontre, le corps, souvent féminin, et le mouvement ont une place centrale. Dans ces séries, le réel et l'imaginaire s'entremêlent, ce dernier nourrissant le premier.